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Vaccin : êtes-vous à jour dans vos vaccinations ?


La rentrée, comme le mois de janvier, est une période propice aux bilans et aux bonnes résolutions. Alors que les enfants reprennent le chemin de l’école, c’est toute la famille qui voit se mettre en place une novelle organisation pour l’année scolaire à venir. Parents et enfants commencent ou reprennent une activité culturelle ou sportive, et c’est souvent l’occasion d’une visite de contrôle chez le médecin. Cette année, profitez-en pour faire le point sur les vaccinations de la famille.


Le fonctionnement des vaccins

Il semble que les débuts de la vaccination aient eu lieu à la fin du XVIIIème siècle, en Angleterre, avec des tentatives pour protéger les humains contre la variole. Le procédé a peu à peu été repris dans toute l’Europe, testé sur des patients, jusqu’à ce que Louis Pasteur et ses collaborateurs expliquent le principe d'action de la vaccination et en améliore la technique, suite aux travaux de Robert Koch mettant en relation les microbes et les maladies.

La vaccination repose sur la réaction du système immunitaire suite à une première agression censée développer la mémoire de l’organisme, sans pour autant rendre le sujet vacciné malade. Le vaccin doit déclencher la production d'anticorps, qui sont des agents biologiques naturels de la défense du corps vis-à-vis d'éléments pathogènes identifiés. De ce fait, chaque vaccin est spécifique à une maladie et une seule. Des rappels peuvent être nécessaires pour entretenir la mémoire de l’organisme et pallier la baisse progressive de l’efficacité du vaccin.

Il existe actuellement trois sortes de vaccins :

• les vaccins bactériens : les bactéries peuvent être vivantes mais atténuées (vaccin contre le BCG) ou tuées (vaccin contre la coqueluche) ;

• les vaccins viraux : le virus peut être atténué (vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons) ou inactif ou tué (vaccin contre la grippe) ;

• les vaccins à sous unités, qui ne contiennent pas d’organismes bactériens ou viraux, mais des molécules antigéniques (vaccin anti hépatite B ou contre certaines formes de méningite).

S’il est vrai que certains vaccins peuvent avoir des effets indésirables, et déclencher de la fièvre ou une douleur au point d’injection, cela reste minime face aux risques encourus si vous attrapiez la maladie dont ils vous protègent sans être vacciné.

La vaccination des enfants


Pour protéger les populations contre le risque d’épidémie ou de maladies dangereuses, certains vaccins sont obligatoires en France, et d’autres recommandés. Durant ses premiers mois d’existence, le nouveau-né est protégé par les anticorps de sa mère. Cette situation ne dure cependant pas et, pour que son organisme ait le temps de développer ses propres anticorps, il est nécessaire de procéder à la vaccination du bébé très vite, pour éviter le risque qu’il soit exposé à une maladie.

Les vaccins obligatoires pour les tous les enfants avant l’âge de 18 mois sont les suivants :

• vaccin contre la diphtérie ;

• vaccin contre la poliomyélite ;

• vaccin contre le tétanos.



Vaccin bébé, vaccination enfant, un calendrier à respecter

La vaccination des enfants leur permet d’être protégés contre de nombreuses maladies dangereuses. Quant aux adultes, ils doivent penser à mettre à jour leur carnet de vaccination, pour bénéficier de cette protection.

Ils sont généralement faits tous les trois en une seule injection, le DT Polio, dès que bébé a 2 mois. Puis deux autres injections sont nécessaires à un mois d’intervalle.

D’autres vaccins sont fortement recommandés :

• vaccin contre les oreillons ;

• vaccin contre la rougeole ;

• vaccin contre la rubéole

Les trois sont associés sous le nom ROR : ce vaccin est recommandé aux enfants entre 12 et 15 mois. Une seconde dose du vaccin devra être injectée entre 3 et 6 ans. Il faut savoir qu’il s’agit de trois maladies provoquées par des virus, contagieuses, qui peuvent provoquer des complications graves.

Le BCG, vaccin contre la tuberculose, n’est plus obligatoire depuis 2007, mais il reste conseillé dès la naissance chez les enfants à risque élevé. Si le vaccin n’a pas été fait dans l’enfance, il est possible d’être vacciné jusqu’à 15 ans.

Il existe aussi d’autres vaccins, contre la coqueluche, l’hépatite B, le méningocoque C, la varicelle… ils ne sont pas non plus obligatoires, mais vous seront sans doute proposés par votre médecin traitant au moment opportun.

La vaccination des adultes


Si la vaccination des enfants ne pose pas trop de problème, leur bon suivi médical étant généralement une préoccupation majeure pour leurs parents, il en va différemment pour les adultes, qui se montrent plus négligents sur le sujet. Pour que les vaccins qu’ils ont reçus pendant l’enfance restent efficaces, des rappels sont pourtant nécessaires.

• Le vaccin DTPolio : un rappel tous les 10 ans est prévu à l’âge adulte. Pour mémoire, ce vaccin est obligatoire pour les personnels de santé, les élèves et étudiants d'un établissement préparant à l'exercice des professions médicales et autres professions de santé, ainsi que pour toute personne qui exerce une activité professionnelle l'exposant à des risques de contaminations.

• Le vaccin ROR : vérifiez à l’entrée à l’âge adulte que la seconde dose du vaccin a bien été reçue. On a assisté en France, dès 2008, à une recrudescence du nombre de cas de rougeole, qui s’est intensifiée en 2010.

Notez bien que le fait d’avoir manqué un rappel n’oblige pas à refaire toutes les injections : il est toujours possible de mettre à jour ses vaccinations.

Certains vaccins sont aussi recommandés, voire obligatoires en fonction certaines circonstances.

• Le vaccin contre la grippe : les personnes à risques sont fortement incitées à se faire vacciner chaque hiver contre la grippe. Il s’agit des personnes de plus de 65 ans, de celles souffrant de maladies chroniques, cardio-vasculaire ou respiratoires notamment, et des personnes vivant dans l’entourage d’un bébé de moins de 6 mois.

• Les vaccins des voyageurs: si certaines maladies n’ont plus cours en France, ce n’est pas forcément le cas dans d’autres régions du monde. Ainsi le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire en Guyane et d’autres pays. Le vaccin contre la méningite à méningocoque est obligatoire pour les personnes se rendant à La Mecque, et peut être utile pour les voyageurs se rendant en Afrique à certaines saisons.

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